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La Forêt des 29

La Forêt des 29

De Irène Frain

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Bibliofolie et les Éditions Michel Lafon. Merci beaucoup !

Editeur : Michel Lafon

Nombre de pages : 453

Quatrième de couverture :

Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine… Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l’inanité des rêves d’abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Critique :

Grandes villes aux minuscules coins de verdure; étouffée, la Nature. Société urbanisé, machine infernale. Le moindre obstacle se brise, se coupe, s’arrache, se déracine. Plus rien ne fait peur à l’homme, plus de mystique, plus de divinité, plus de phénomènes inexpliqués. Chacun dans son coin vit, affublé de deux grandes œillères, opaques et sombres, histoire de ne plus voir ce qui nous entoure. Mais il y a des choses qui nous font réfléchir, des gens qui nous montrent cette cécité désolante à laquelle on ne peut répondre. Irène Frain nous offre ce livre, nous aide à porter un regard neuf, un autre regard du moins sur cette chose immense mais limitée : la Nature. La Foret des 29 est une réflexion sur ça, la Terre, l’eau, le vent, le Vert et l’homme. Mais des mots suffisent-ils à embarquer le lecteur dans un autre monde, à penser, à agir autrement. Tout dépend, tout dépend de sa sensibilité, de ses convictions. Moi, le roman ne m’a, malheureusement, pas convaincu.

L’histoire se passe en Inde. En Inde où un jeune paysan (Djambo) va se revolter contre les puissants, se révolter contre ce destin tracé d’une craie jaune sur le sol rougeoyant. Rejeté par les siens, par sa famille, il erre et se trouve en endroit où il se sent bien. Un endroit qu’il va façonner, le paysage et les mentalités. Enflammé par les croyances, par les traditions indiennes, il va créer une société, une société régie par 29 lois, 29 phrases clés, autant de piliers sur lesquels s’appuyer. 29 phrases et des centaines de mots, des mots simples pour des choses simples : respecter la Nature, l’Homme, la Femme. Les produits de la Nature, dont la finitude semble sans cesse ressurgir. Les enfants de la Terre, voilà le destin des Hommes, et non les maîtres de la Terre. Enfants d’une immensité qu’il faut remercier, chaque jour, comme ceux qui nous ont donné la vie. Irène Frain enchaîne les phrasés organiques, elle fait couler les mots, modèle ce nouveau décor avec brio. Mais trop, beaucoup trop. Pour moi, il aurait fallu une juste mesure, une Histoire qui nous emmène loin de cette contrée que l’on repousse, loin de nos contrées. Le roman est long, beaucoup trop long pour un tel message. Revenir au simple, et non vouloir trop bien faire, forcer le magique, forcer le mystique. La magie doit venir des mots les plus simples, des histoires les plus communes. Beauté de la banalité. Beauté de la Nature. J’ai aimé le roman dans le sens où il ose, il ose penser autrement, propose une fable, une sorte de conte écolo-fabuleux. Mais je n’aime pas qu’on me force la main, qu’on m’intègre, sans objectivité, dans un Monde différent. Djambo et sa société ne m’ont pas séduit, encore trop illusionnés par des croyances en tout genres. Un bel essai, un bel été passé. Mais sa lumière s’est déjà éteinte, trop fragile face à notre façon de vivre. Trop fragile.

 

 

Mon appréciation : 14/20

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