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Les Ailes de l’Ange

Les Ailes de l’ange

De Jenny Wingfield

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict et les Éditions Belfond. Merci beaucoup !

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 350

Quatrième de couverture :

Bercé par la musique country et le gospel, un premier roman lumineux qui nous plonge dans l’atmosphère languide du Deep South des années 1950. Une oeuvre aussi drôle que bouleversante sur la perte de l’innocence, la solidarité familiale et la force de l’amitié. Dans les plaines de l’Arkansas, dans une petite maison qui fait aussi épicerie et bar vivent les Moses, une famille joyeusement bruyante où l’on surmonte grandes déceptions et petites tragédies par un coeur bon et une âme généreuse. C’est là que grandit Swan, garçon manqué de onze ans qui déteste les jupes et adore jouer à la guerre avec ses frères. Une rencontre va bouleverser la vie de Swan et celle des siens : Blade a dix ans. Il a peur. Son père est un homme sadique, un monstre de violence et de cruauté. Un jour, c’est le coup de trop, un geste atroce, d’une horreur indicible. Pour les Moses, il y a urgence, il faut protéger l’enfant. Mais, face à l’effroyable désir de vengeance d’un être animé par le mal, tout l’amour du monde pourrait bien ne pas suffire…

Critique :

Les Ailes de l’Ange, pouvoir incommensurable, but à nous tous. Voler, planer au dessus de tous ces hommes, surplombant leurs angoisses, leurs peurs, leurs querelles et avoir un savoir omniscient. Mais aussi un devoir protecteur, protéger les hommes, les humains, l’humanité. Veiller sur eux, veiller sur les enfants qui, à leur tour, deviendront grands. Jenny Wingfield nous donne ces ailes, ces ailes d’ange si belles et si grandes, pour voir et assister au petit théâtre du monde. Un petit théâtre riche en rencontres et en rebondissements.

Ouvrir le livre de conte et rencontrer les personnages – un étape si intense dans le récit. Premières rencontres, premiers aprioris. Tout commence chez la famille Moses – le père John et la mère Calla, qui pour une simple broutille, ont décidé de diviser leur petit commerce. John a ouvert un bar la nuit, à l’arrière de la maison, Calla reste dans le magasin de jour. Deux commerces dans une même demeure, mari et femme. Etrange comme situation. Puis un choc brutal, apparaîssent les enfants, cachés derrière un buisson, et le père assis, une arme en bouche, prêt à tirer. Premières esquisses de traumatismes d’enfance. Images choquantes pour nous et pour eux. Difficiles à supporter. On parle de Swan, le vrai garçon manqué, qui commence peu à peu à se faire un place importante au fil de l’histoire. Puis la recontre avec Toy, l’oncle qui revient de la guerre, bourru mais au grand coeur. Et les femmes de la maison, du moins les femmes des fils de la maison, et leurs époux. Tout un beau monde qui se retrouve pour une réunion de famille, une réunion qui va se terminer brutalement. Suicide. Coup de revolver qui fait trembler les murs de la demeure. Qui ? Un homme qui était un pillier. Un homme qui faisait tourner l’engrenage de la famille Moses. Puis une autre rencontre, du moins, un voyage vers l’outre-forêt, vers un voisin ignoble, violent. L’écrivaine nous assène d’images violentes. Et son fils, Blade, qui est là, mais qui bientôt ne sera plus. Il va venir, venir chez les Moses puis se faire adopter. Une adoption qui n’aurait jamais du avoir lieu.

Jenny Wingfield, une plume exquise. Magique, lunaire, solaire. Elle dépeint avec précision tous ces protagonistes qui fourmillent, animés par des forces étranges, pantins de chair qui gigotent sous nos yeux. Une écrivaine qui nous filme plus qu’elle écrit. Qui nous fait voir plutôt que de nous faire lire. Un film qui met, un peut trop de temps peut-être, à se mettre en place, la bobine rentre mal sur l’engrenage. Mais, au final, une écrivaine à retenir, et un roman à acquérir.

Mon appréciation : 16/20

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