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Un délicieux naufrage

Un délicieux naufrage

De Frank de Bondt

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Babelio et les Editions Buchet-Chastel. Merci beaucoup !

Editeur : Buchet-Chastel

Nombre de pages : 283

Quatrième de couverture :

Un délicieux roman à déguster sous un parasol ou un grand chêne… Comme toujours, Frank De Bondt porte un regard cruel et amusé sur les choses de la vie. Cette fois, c’est le vieillissement et les désillusions amoureuses d’une génération d’hommes « toujours jeunes » qui sont l’objet de sa curiosité. Philippe Langon, cinquante-sept ans, est professeur des universités et depuis peu essayiste à succès. Sa cible : l’Etat providence. En tombant amoureux de la belle Léna, qui a l’âge de sa fille, ce thuriféraire du libre-échange va connaître bien des tourments, à commencer par ceux des auteurs en mal d’inspiration. Renvoyé sans ménagement sur le marché des coeurs brisés, après quelques épisodes savoureux, Langon, entouré des siens, sera condamné à subir de loin le spectacle émoustillant des jeunes femmes en liberté. Et à méditer tant sur les dégâts de la soixantaine que sur la crise du capitalisme financier.

Critique :

L’Été. Bientôt, si proche. L’été revient, point d’horizon que l’on garde en mémoire lors des longues soirées d’hiver, ère de bonheur, ère de chaleur. L’été revient, et avec lui, une multitude de choses : le soleil qui grille généreusement les courbes délicates, les gouttes de crème glacée qui glissent le long du cône avant de tomber sur la main, l’eau, la mer et ses reflets, les soirs lourds et chauds, dehors – les stridulations des grillons, le vol des moustiques, la parade des papillons de nuit devant les sources lumineuses, ombres chinoises. Puis, enfin, la plage, le sable brûlant et mouvant, les pieds qui s’enfoncent, les serviettes étendues, les parasols et …. les romans de plage.

Les romans de plage, ce genre dont on parle peu mais pourtant qui inonde les magasins, les supermarchés. Ces romans légers, à l’histoire simple, concrète, souvent, très souvent amoureuse, une histoire de passion inexplicable, de chocs des désirs, ou d’Amour. Pourquoi de plage ? L’été, peut-être, se libère t-on l’esprit ? Envie de simple, d’histoire sentimentale, qui rappelle les colonies de vacances et les premiers amours, la Boum, Quand vient la fin de l’été et autres aventures de camping. Un délicieux naufrage est un roman de plage. Qui ne s’en cache pas, loin de là. Couverture, encore une fois, explicite – la plage, grande étendue de sable, l’eau bleue qui tente de grignoter le rivage, et les deux transats rayés, rouge et blanc, côte à côte. Un amour éphémère – que l’eau va submerger. Début de la quatrième de couverture, cette fois-ci : « Un délicieux roman à déguster sous un parasol ou un grand chêne … » On ne peut plus le nier. Le livre qu’on a en main est, indéniablement un roman de plage. C’est l’histoire d’un mec, d’un professeur d’université, reconnu par ses écrits polémiques, flirtant avec le scandale, et qui a pour épouse, une femme aimante et des enfants. Un petit foyer, engrenages tournant à l’amour et au désir, à la joie, au bonheur. Mais bien sûr, respectant le cadre narratif classique, il faut quelque chose qui remette tout en cause, un élément perturbateur qui va faire chavirer le navire; Léna. Une jeune étudiante rencontrée par intermédiaire, intéressée par les écrits du professeur, et peut-être même, le professeur. Commence alors une histoire passionnelle, des rendez vous extra-conjugaux. Un Amour fou, irrationnel, charnel, idyllique. Mais il y a la femme, l’épouse toujours là, mais qu’on aime encore de tout son cœur, les enfants qui le regardent avec leurs yeux admiratifs lorsqu’il rentre à la maison après une longue absence. C’est là que la plume du professeur se déchaîne, se libère, la création s’illumine, se développe, s’amplifie, jusqu’à, jusqu’à … Ne plus parler de l’histoire, déjà simple, elle serait sans goût. Voilà, j’ai lu ce roman, j’ai essayé pour une fois de porter un regard objectif sur ce genre de romans, sans apriori, sans avis déjà conçu, juste essayer de me laisser porter, transporter. Mais ça n’a pas marché. Ce livre offre une histoire rigide, banale, classique – c’était dur de vouloir connaître la suite, j’avais envie de le quitter, de le laisser s’enfoncer dans le sable, loin, avec ses pages rugueuses, sablonneuses presque, et sa couverture rigide, comme waterproof. Je comprends qu’on puisse aimer ce genre d’histoires. Peut-être faut-il des échos avec notre propre vie. Des choses qui touchent et nous rappellent. Mais, pour ma part, rien, pas d’échos, ni de souvenirs vécus. Juste un livre, une histoire, des personnages derrière une vitre, aux bruits étouffés, submergés, qui me laissent de marbre. A la plage, je ne lirai pas, non, je discuterai, je plongerai, je bronzerai, j’écouterai les bruits authentiques de l’été, les voix douces des italiennes rencontrées en ville, les flots qui s’acharnent, les enfants qui jouent. Le vrai été, le vrai bonheur, pas celui qu’on tente de reconstruire avec les mots.

Mon appréciation : 10/20

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