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Le paradis ou presque

Le paradis ou presque

De Charlie Huston

Critique dans le cadre du jury policier Seuil et Babelio. Merci beaucoup !

Editeur : Seuil

Nombre de pages : 365

Quatrième de couverture :

Hank Thompson est content : il a trouvé le remède pour ses oreilles bouchées, et a placé en lieu sûr les 40 millions de dollars arrachés à la mafia russe de New-York. Hank aime bien nager tout nu dans la mer turquoise avant d’aller dormir avec son meilleur ami, Bud le chat. Le paradis, en somme. Ou presque : un jeune routard débraillé, bouille ronde et accent russe, débarque sur sa plage. Il pose des questions. Trop de questions. Et lui propose un deal : l’argent contre la vie de ses parents. Embarqué dans une course folle, direction Las Vegas, Hank doit se débarrasser de ses compagnons de voyage trop curieux, échapper à la mafia, et aussi retrouver ce foutu magot, gardé par son copain Tim qui a eu la bonne idée… de se volatiliser.

Critique :

« Let’s go, man ? »

Il est là, devant moi, Charlie Huston. Dans une belle Chevrolet Impala 1959, dont j’entends le moteur ronronner légèrement. Ses Wayfarer sur le nez, il attend, avec un sourire ultra-bright de chez Hollywood. Une montre clinquante, et un dent de requin qui vacille, accrochée au rétroviseur. Et moi, avant de monter, je regarde autour de moi le vide solaire du désert de Californie. Allez, c’est parti, je prends mon sac à dos posé sur le bitume brûlant, j’ouvre la porte, j’ouvre la page. Le voyage peut commencer.

En matière d’univers américain, difficile de faire mieux. Difficile de ne pas pouvoir, de ne pas vouloir y aller. Ca tente, il faut dire, depuis qu’Hollywood nous assomme de route 66 et de trips qui finissent mal. Dès les premières pages, tu crois embarquer aux States, mais en fait, pas tout à fait. D’abord l’île, une île calme où t’as le temps de faire la connaissance de Hank Thompson, le « héros » que tu va te coltiner pendant tout le récit. Il se la coule douce, sur cette parcelle de terre entourée d’eau claire, dans une petit bungalow, où l’ombre de Bud, son chat, flotte. Une vie tranquille, agréable, le Bar et son patron devenu ami, les filles de passages qui défilent sur la plage, le soleil. Allright, man. Voilà commence le roman, déroutant tout de même, pour un roman dont les paroles d’Harlan Coben résonnaient encore en moi, après la lecture de la quatrième de couverture. « Wouah! C’est brutal, viscéral, électrique. Brillant. » Mouais, pour l’instant, il faut dire qu’on s’ennuie un peu. Le soleil commence à taper, les filles ne s’intéressent qu’à Hank, et rien ne se passe. Puis l’arrivée de ce russe va tout faire basculer. On commence à voir que notre héros n’est pas tout blanc, au contraire. Un passé trouble, très trouble, marqué par des centaines, des milliers de billets verts. Alors, comme ça, l’île, c’était un abri, un lieu d’isolement. Nouveau nom, nouvelle identité. Mais voilà, le russe là-bas, sous ses airs de touriste, il connait sa véritable identité et autant dire que ça va pas tarder à flinguer. Le roman commence enfin, Hank fuit, tue. Lorsqu’il commence enfin à bouger, à courir, le roman démarre. Tout s’enchaîne, la voiture de Charlie s’emballe. Elle en avait pas l’air, mais la titine en avait sous le capot. Impressionnant, j’ai du mal à décrocher. Sans chapitres, sans coupures, sans pauses, le texte en bloc fait défiler sous mes yeux une multitude d’images, violentes, agaçantes, surgissantes. Comme un générique de film. On voit ces noms qui s’accumulent, ces rencontres fortuites, involontaires, dérangeantes, dangereuses. Un roman assez intense, vulgaire, humain. On se prend au jeu, on se laisse embarquer dans l’histoire sans pouvoir descendre. Alors qu’au début, il ressemblait plutôt à un mauvais lieu de tournage, avec son paradis artificiel, ses perches dans le cadre, et ses mauvais acteurs, le récit tend peu à peu vers le thriller, le polar comme on les aime, surprenant, déroutant. J’ai aimé, j’avais peur de ne pas aimer, quand je voyais cet Eden de pacotille où lézardait un magouilleur, mais il faut croire que j’apprécie trop le vent frais dans le visage pour nuancer ce voyage. « Great, man, it was really great. »

Mon appréciation : 15/20


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