• Catégories

  • Rubriques

  • Archives

    mars 2011
    L M M J V S D
    « Fév   Avr »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Articles publiés

  • Blog Stats

    • 7,172 hits
  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 4 autres abonnés

Oeil-de-Serpent

Oeil-de-Serpent

de Joyce Carol Oates

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book et Archipoche . Merci à eux !

Edition : l’Archipel (ArchiPoche)

Nombre de pages : 368

Quatrième de couverture :

Lee Roy Sears, reconnu coupable de meurtre et incarcéré dans le Connecticut, porte sur son bras un tatouage qu’il nomme « oeil-de-serpent » : un serpent enroulé, d’un noir brillant pailleté d’or, avec une tête d’humanoïde – un chef-d’oeuvre dont les yeux roulent lorsqu’il joue des muscles.Michael O’Meara, jeune avocat idéaliste, est convaincu de son innocence.
Grâce à sa pugnacité, il parvient à faire commuer la sentence de mort en peine à perpétuité, puis, après dix ans de prison, il obtient sa libération. Il lui trouve même un emploi d’instructeur dans un centre de réinsertion d’anciens combattants de la guerre du Vietnam. Michael s’est pris de sympathie pour cet ancien détenu. C’est là sa plus grande erreur. Bientôt son couple est menacé et sa vie se transforme en cauchemar…

Mon avis :

Comment les livres arrivent à nous émouvoir, nous terrifier, nous réjouir ? Juste des mots, des phrases qui se matérialisent et agissent sur vous comme si ils vous frappent en plein visage, ou qu’ils vous caressent. Une Histoire, souvent montée de toute pièce, fruit d’une imagination débordante, torturée, et qui pénètre et agit sur la vôtre, qui s’imbrique dans votre Histoire à vous, impuissant face à la puissance effrayante des mots. Une histoire qui s’immisce – et qui change la vôtre, est-ce possible, Mr O’Meara ? Ses lèvres se courbent déjà avant qu’il ne te lance un « Oui » teinté de haine et de tristesse.

Un Avocat qui défend un accusé à Mort. Quoi de plus normal. Il fait son métier, une routine de plus dans la vie d’un Homme. Prendre connaissance du dossier, défendre, se battre puis passer à autre chose. Une autre affaire, rentrer chez soi, dans sa famille, et oublier le reste. Mais l’histoire n’aurait pu s’arrêter là, non. Le client n’est pas ordinaire. Avec son allure patibulaire et son tatouage déroutant en forme de serpent, il n’inspire pas la crainte, et pourtant… Il aurait tué, violé, maltraité, violenté. On l’accuse à Mort. Et l’avocat est convaincu de son innocence. Moi, lecteur, je ne peux qu’être d’accord, l’écrivaine prend le parti judicieux de ne presque rien laisser paraître du dossier, quelques bribes, quelques fragments tout au plus. Puis voilà, les mots nous peignent un accusé au cœur tendre, alors comment ne pas croire à son innocence ? On y croit et l’Avocat se bat pour qu’il soit libéré au plus vite. Il le sera / il n’aurait pas dû…

Le prisonnier s’installe non loin de la demeure de l’avocat. Tout se passe merveilleusement. Il travaille dans un Centre d’intégration, il se rend souvent chez les O’Meara, se lie d’amitié avec tout le Monde : la femme, les deux enfants, et son avocat bien sûr, envers lequel il est très reconnaissant. Ils viennent tous deux d’un univers fermé : les barreaux métalliques de la cellule, les barreaux de la Cour; alors ils se rapprochent. Michael aide Lee Roy Sears dans sa nouvelle vie. Une vie qui va devenir un Enfer. L’élément déclencheur : le don artistique de Sears. Au Centre, il sculpte des statues obscènes, sanglantes, démoniaques. Et il lacère les toiles de touches de couleurs morbides. L’Art pose problème. L’Art fait scandale. La presse et les autorités s’inquiètent. Sears devient incontrôlable. Et l’amitié va vite se transformer en haine. Les fils étaient trop tendus, beaucoup trop tendus. D’un jour à l’autre, l’ami bienveillant se transforme en ombre inquiétante. Un Oeil qui vous surveille, un Serpent qui se glisse, vous encercle, et resserre son étreinte. Horrible, le cauchemar commence. Les coups de fils incessants, menaçants. Les filatures. Les violences. Et puis, l’impensable. Le sang, les marques de couteau. Une femme défigurée à vie. Impossible, terrifiant. Il faut réagir, mais on ne sait pas comment. La Justice ? Non, sa justice, sa propre justice. Une chasse à l’homme, un bouillon de mépris. Les hommes vont exploser, se détruire.  A chaque page, les mots palpitent. Les doigts qui tiennent la tranche du livre font mal, les pages entaillent légèrement la peau. Et ce serpent qui empêche d’en sortir. Tout est orchestré par l’écrivaine. Jusqu’à ma réaction, jusqu’à ma simple respiration. J’ai du parfois me faire violence pour lire ce livre, certains passages étaient longs, difficiles. Mais je crois que même ces passages font partie du délire. Partie de cette histoire suffocante et déstabilisante. Une histoire qui tourne mal, du jour au lendemain.

Mon appréciation : 16/20

Publicités

Une Réponse

  1. je le note celui ci, j’aime bien cette auteur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :