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Le Monde selon Arnold

Le Monde selon Arnold

De Giles Milton

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book et Buchet-Chastel

Edition : Buchet-Chastel

Nombre de pages : 333

Quatrième de couverture :

Certains hommes sont capables de tout par amour des champignons. Arnold Trevellyan a tout pour lui : curieux et érudit, ce commissaire-priseur londonien, au sommet de son art, est marié depuis douze ans à Flora, une femme belle et aimante. Mais sa passion pour les amanites fait basculer sa vie paisible en un clin d’oeil. Tombé sur une étrange carrière lors d’une promenade en forêt, il se trouve embarqué dans un drame géopolitique et planétaire qui le conduit tout droit dans la chambre nuptiale d’une reine du Pacifique. Devenu le roi adulé d’une des plus petites îles du monde, Tuva, il raconte son histoire à peine croyable à son plus vieil ami dans de mystérieuses cassettes postées depuis le bout du monde. À travers ce récit à deux voix, loufoque et foisonnant, Giles Milton livre une leçon plus sérieuse qu’il n’y paraît à ceux qui croient encore au paradis sur terre.

Mon avis :

Hier après-midi, dimanche, il faisait beau, si beau que les oiseaux s’égosillaient et organisaient, au dessus-de nos têtes, un véritable concert philarmonique. On était parti vers 13 heures, juste après le zénith du soleil et les feuilles des arbres étaient encore luisantes. Pour chercher des champignons. Apparemment, selon Arnold, c’était là le meilleur endroit pour en chercher et quand Arnold parle de champignons, mieux vaut l’écouter. C’était parfait, jusqu’au moment où on s’est perdu dans cette forêt étroite, lui et moi, à quelques mètres de distance, qui paraîssaient des kilomètres. Je l’appelais, je l’appelais, mais rien. Mais où est-il donc passé ?

Loin, très loin.

Arnold et Flora vivaient en couple, un couple amoureux, avec ses disputes et ses moments de bonheur. Mais voilà, la passion d’Arnold pour les champignons a tout bouleversé. Si il n’aimait pas les champignons, ils ne seraient jamais allé dans cette forêt, et s’ils n’étaient pas allés dans cette forêt, il n’aurait jamais … Tout commence de là, les découvertes stupéfiantes, les évènements bizarres à la maison … L’histoire est construite comme une enquête, enquête à multiples voix : les cassettes, les enregistrements, les livres, les témoignages, le narrateur, Arnold … Tout les langages se mêlent, s’imbriquent comme pour un former un maillage hermétique qui nous enveloppe. Un maillage qui nous enveloppe, nous, lecteurs, et nous fait croire à l’invraisemblable. T’as beau regarder à gauche, à droite, en haut, en bas, c’est pas la peine, t’es au pied du mur, embarqué malgré toi dans une aventure délirante. Au fil des cassettes envoyées, on découvre où est passé Arnold, sur cette île, au bout du Monde : Tuva. Il en est devenu le roi, et il s’est marié. Une île sans champignons, étrange non ? Alors on interroge, on se questionne. On récolte des informations. Pour découvrir que cette histoire va bien au delà d’un récit fou. Il y a une autre dimension, en filigrane : l’Histoire, la vraie, les espions, la politique, les rois et dauphins. Pour l’instant, tout semble former un espèce de patchwork difforme, ahurissant; mais pourtant, les voix s’accélèrent, se recoupent, et bientôt, il n’en reste qu’une, une seule, claire et limpide, grain et tonalité parfaits. Giles Milton nous embarque, là, dans une aventure érudite, drôle, dépaysante, hallucinante. Un roman dense mais si rapide, une sorte de faille dans l’espace temporel / comme ce chemin dans la forêt. Une histoire d’Amour et de champignons; hallucinogènes.

Je crie maintenant, Arnold, Arnoold ! Mais où est-il passé ? Alors je me mets à courir, j’enjambe les souches, les branches brisées, je baisse la tête sous les branches, le paysage vert défile et me donne la nausée. Arnold, Arnold ! J’arrête de courir, essoufflée. Est-ce que je me suis perdu ? Non, il faut que j’arrête de penser et que je cherche. Et là, j’entends, Flora ! Oui, ça y est, enfin. Je lui réponds, Arnold, je suis là ! J’ai l’impression d’être un oiseau qui piaille, d’ailleurs, ils commencent à chanter plus fort, comme pour nous défier. Et là, il arrive, derrière un tronc, je le vois qui s’approche, un grand sourire aux lèvres. Soulagée, lui aussi d’ailleurs. Je me suis perdu, il me dit. Moi aussi, Arnold. Et voilà, on repart de la forêt, bras dessus, bras dessous, comme deux oiseaux après la parade nuptiale. Si seulement j’avais su, si seulement je savais que ce moment va changer ma vie, notre vie, SA VIE.

Mon avis : 17/20

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