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Orgueil et Préjugés

Orgueil et Préjugés

De Jane Austen

Critique dans le cadre d’une lecture commune avec plusieurs membres de Livraddict. Pour voir ce sujet (cliquez ici).

Éditeur : Flammarion – GF

Nombre de pages : 421

Quatrième de couverture :

Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l´arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine. Le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth ? Les soeurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Tissé de nombreuses péripéties cocasses et cruelles, Orgueil et préjugés s´achèvera-t-il par le happy end tant attendu ?

Mon avis :

Bruissement de robes, murmures : tout le monde s’affaire. Le mariage, un évènement si important que le moindre détail doit être réglé, mesuré, soupesé. Non, rien n’est laissé au hasard, encore moins dans la famille Bennet. Il y en a cinq à marier : cinq joies, cinq peines. Qu’on ne peut se permettre de retarder. Tout en dépend, l’honneur, le paraître, l’argent, la propriété. Voilà donc cinq poupées, cinq marionnettes que l’on manipule avec soin et que l’on jette violemment sur la scène, face au Monde, face aux hommes. Les planches irritent, craquent sous les pieds des demoiselles. Si fines pourtant, mais le poids du mariage est trop fort. Derrière elles, leur mère, figure pressante et leur père, autorité silencieuse. Et les hommes qui les scrutent, les regardent. « Souris, fais bonne impression ». Une masse d’hommes se pressent, groupe uniforme et fade. Sans intérêt, ni argent, ni beauté, ni manières de gentleman. Ce n’est pas la peine. Il y en a, cependant, qui sortent du lot. Certains hommes dont le visage frappe d’emblée les filles, certaines filles. Jane, la bienveillante, la calme, la douce – voilà qu’elle aperçoit Mr Bingley. Un homme parfait, sur tous rapports. Si ce n’est les deux vautours, femmes crochues, jeunes mais austères : les soeurs. Le moindre mouvement est observé, analysé. Peu importe : Mr Bingley et Jane s’attirent, se cherchent, comme deux atomes libres qui rentrent en collision. Une idylle si belle, Mrs Bennet, la mère des filles, n’en attendait pas mieux. Et puis la fêlure, la brisure. Mr Bingley s’en va à Londres, et ne reviendra pas. Où est l’Amour ? La bouche rosée de Jane ne forme plus que le mot « Pourquoi ? ».

En même temps, Elizabeth, la jolie, l’engageante, la raffinée – est en proie aux bouleversements du cœur. Il n’y a plus douloureuse transformation que la haine en Amour. Un personnage qu’elle détestait, que les autres détestaient. Orgueilleux, méprisant. Son ombre suffisait à crisper le visage. Puis des mots, des lettres, des secrets dont personne d’autre n’est au courant. Comment faire lorsqu’on apprend que l’homme que l’on haïssait jusqu’à aujourd’hui à contribué à votre bonheur ? L’aimer, répond Elizabeth. L’aimer, plus que tout. Contre les autres, contre soi-même. Mr Darcy déclare sa flamme, dont la chaleur, contenue depuis si longtemps, brûle le visage. Choc des sens, des émotions. Tout s’emballe, elle ne comprend plus rien. Ces récits qui se contredisent, ces secrets qui ne collent pas. Mais elle ne peut l’oublier. Elle ne peut le chasser de son esprit comme un vulgaire image; elle s’inscruste, elle pénètre dans sa chair. Plus rien, plus rien; juste lui.

Enfin les trois autres, plus jeunes : Lydia, Mary et Kitty. Qui sont encore en sécurité, un pied dans la propriété familiale, à l’abri des hommes. Mais elles ne tardent pas à s’aventurer seules, elle quittent le nid, et leurs tours en ville deviennent vite des chasses, des filatures. Encore une fois, tout échappe à la volonté, et voilà que Lydia est enlevée … Tout le monde s’affaire encore une fois; et si l’Union n’aurait pas lieue ? Où est-elle, mince, où est-elle ? Londres est grand, immense – l’Amour aussi. Tous les personnages sont liés, intimement liés, par le sang, les sentiments. Comme une longue ramification de branches, certaines qui soutiennent, certaines qui se brisent. Un arbre immense sous lequel résonne encore les notes du Bal. Tout le Monde danse, s’observe. Les filles et les hommes tournent en cercle, se rapprochent, s’écartent, s’agitent. Assis ou debout, on regarde, on attend. Les danses s’enchaînent, les cris, les rires, les mains qui tappent en rythme, les musiciens. Tout le Monde est là, la famille Bennet, les familles Lucas, Darcy, Bingley; Mr Collins, l’homme vertueux, les époux Gardines, Lady Catherine qui surveille et sa fille, maigre et mystérieuse. On ne s’amuse pas, tout est reglé comme du papier à musique. Les bagues brillent déjà au doigt, les parfums se mélangent. Jane Austen danse elle aussi, avec les mots. Une langue pure, limpide, loin d’être austère. Un univers proche des Sœurs Brontë, en moins organique, plus noble, plus d’apparences. Mais il serait mal venu de comparer les écrivaines. Un œil féminin sur l’Angleterre; subjectif et incisif. Un Bal de notes, de mots, de silences, surtout. Un regard suffit; pour dire que je l’ai aimé. Oui, j’ai aimé Orgueil et Préjugés.

Mon appréciation : 16/20

Les autres avis des blogueurs:

Revelation ; Paikanne ; Estellecalim ; Jelydragon ; Erato ; Furby71 ; Hell-eau ; Amethyst ; Lynnae ; scor13 ; didi8921

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5 Réponses

  1. et j’ai aimé que tu aimes…. ainsi que ton avis….
    biz

  2. Tiens ! Elle est drôle cette couv ! Pas terrible…

  3. Super ton avis 😀 Tu décris tout très bien !!
    Un coup de cœur pour moi 🙂

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