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La Tour Noire

La Tour Noire

De Louis Bayard

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book et Le Cherche Midi

Editeur : Le Cherche Midi

Nombre de pages : 397

Quatrième de couverture :

Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C’est dans ce contexte politique et social trouble qu’Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d’un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d’Hector. Personnage mystérieux, féru d’investigations scientifiques et d’espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en œuvre lorsqu’il comprend que l’affaire est liée à la disparition du Dauphin, louis XVII, officiellement mort en 1795 à l’âge de dix ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu’un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d’Hector, une enquête passionnante.

Mon avis :

Quelle image avons-nous de l’Histoire ? de l’histoire de France ? Des beaux livres dorés, écrits avec enluminures, écriture arrondie et minutieuse, péripéties glorieuses, passé de guerres, de rois et de reines. Une belle Histoire, oui, qu’on relate, qu’on glorifie ou que l’on cache. Rentrer dans cet univers, c’est rentrer dans un lieu sacré, où le moindre de vos pas, de vos mots, pourrait profaner les tombes illustres. Le silence est de mise. Voilà l’image, l’image parfaite du passé. Mais tout n’est pas si rose. Les moments sombres de l’Histoire – ces zones d’ombres inaccessibles – ponctuant ce beau film clinquant; mis sous clef, oubliés. Il vaudrait mieux les oublier, dit-on, mais quand on vous tend cette clef, qu’on vous la montre, qu’on vous tente – on ne peut résister. C’est alors que tout s’éclaire, que les bougies s’allument et mettent en lumière, enfin, ce qui restait dans l’ombre. « Silence, monseigneur. » Oui, silence ! Et sachons enfin la vérité.

Que savons-nous de Louis XVII ? Fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette; « mort à la Prison du Temple », parents guillotinés. Ce que l’on sait aujourd’hui, on le sait déjà en 1818, après l’éviction de la famille royale et l’Empire de Napoléon. Les Bourbons sont revenus sur le trône – histoire « de remettre de l’ordre ». On souffle après tous ces bouleversements. Hector Carpentier, lui, loge chez sa mère, froide et distante, et son père vient de mourir. De vieillesse, ne nous emballons pas. Il est triste, elle ne montre rien, comme d’habitude, à se demander si elle l’aimait, ou si elle peut aimer … Bref sa vie est réglée comme du papier à musique, concerto le matin, sonate le soir; promenade, cours de médecine. Rien n’est laissé au hasard. Mais quand un homme vient de mourir, alors qu’il se rendait chez vous; adieu les promenades. Et bonjour Vidocq, chef de la Sureté Nationale. Un original, dans le métier; une équipe de malfrats qu’il convertit. C’est alors le début de l’enquête – indices, interrogatoires, rencontres, découvertes. On en vient au père d’Hector et à Louis XVII. Mais quelle est donc cette Histoire ? Quel lien entrer Hector et le Dauphin de France, dont le cadavre est sous terre depuis un moment ? C’est là toute la question. Hector et Vidocq ne vont pas tarder à y répondre. Les apparences peuvent être trompeuses, les cadavres aussi …

Je ne m’y attendais pas. Ni à la fin, ni à mon plaisir. A rien de tout cela. Pendant tout le long, Louis Bayard nous guide, ballotés dans le fiacre royal, il fouette les chevaux et leur crie d’aller plus vite. Ca bouge beaucoup, les pavés sont nombreux, et l’on sursaute sans cesse. On assiste au tumultes de l’extérieur, bien au chaud. On ne s’ennuie pas, ça c’est sûr. Des chapitres courts, comme autant de coups de pistolets sur la Bastille. Des gens crient, mentent. Et cette hypocrisie. On s’y croit, c’est incroyable. Je baisse les yeux, mon jeans a toujours l’apparence d’un pantalon terne, post-révolutionnaire. On est encore dans ce fiacre – devant moi est assise une belle noble, qui masque la moitié de son visage par un large éventail noir, mais je vois qu’elle sourit, ses yeux se plissent. Louis Bayard donne un autre coup de fouet. Le parfum de la demoiselle se répand dans tout l’habitacle – enivrant. Je tourne la tête vers la petite fenêtre sale, j’ouvre le mince rideau rouge pour voir où nous nous dirigeons. Elle est là, je la vois. La Tour du Temple, Noire. Elle se dresse, s’impose, effraie. Je sais que c’est là que Louis Bayard m’emmène. Quelques années auparavant, tout s’y est fini. Maintenant, c’est là que tout va commencer …

Mon appréciation : 16/20

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2 Réponses

  1. Ta chronique donne vraiment envie de lire le livre ! Je le note dans ma wish-list, merci !

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