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L’Héritier de l’Automne

L’Héritier de l’Automne

De Giles Carwyn et Todd Fahnestock

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Babelio et Bragelonne

Editeur : Bragelonne

Nombre de pages : 674

Quatrième de couverture :

La cité d’Ohndarien est le Joyau du Monde connu, le dernier bastion de justice et de liberté, gouverné par les Enfants des Saisons, huit hommes et femmes choisis pour leur valeur et leur noblesse par le Coeur de Gemme. Mais lorsqu’un maître ambitieux et brutal s’en empare, les destins basculent, et bientôt…L’Héritier de l’Automne s’accroche à la vie dans l’enfer des Neuf Carrés, un jeu meurtrier de gladiateurs.Une jeune prodige de la magie affronte ses peurs et endure les épreuves d’une sorcellerie érotique pour libérer son âme.Une femme de pouvoir risque sa vie pour libérer sa cité et son peuple. Un mystérieux assassin aime une reine d’un amour impossible. Et loin de là, une enfant dont les rêves renferment une terreur ancestrale commence à se réveiller…

Commentaires :

Cela faisait un petit bout de temps, déjà, que je n’avais pas lu un roman fantastique. L’Héritier de l’Automne arriva donc à point nommé. Et comme bon nombre du genre, sa forme était celle d’un rectangle épais, très épais, d’un blanc immaculé (la version non-corrigée sans couverture) développant, esquissant au fil des pages cet univers si lointain, si singulier. Car lire du fantastique ou de la fantasy, c’est oublier ses repères, faire sauter les verrous du réel, sortir des carcans ultra-réalistes, dénués de surnaturel. C’est une porte directe, ouverte sur un Monde étranger et magique. Voir l’autre, découvrir, redécouvrir. L’Héritier de l’Automne ne déroge pas à la règle.

C’est intéressant de constater, en général, l’importance de la ville dans ce genre de romans. La ville du Monde, la ville du héros, ses origines, ville de cœur, qu’il aime et dont il connaît les moindres recoins, de jour, de nuit. Une ville dans laquelle tout se passe, tout se décide; le héros qui décide de prendre sa vie en main. Elle/il; elle, c’est Ohndarien; lui, c’est Brophy. Les personnages et leurs liens complexes, leurs affinités, leurs différents, leurs guerres, leurs joies. Une galerie de portraits incisifs, esquissés à vif. Des caractères forts, très forts, des nervosités, des tensions, du sang et des larmes, un cœur de Gemme chantonnant, les corrompus, l’Enfant terrible, un mélange intense, sans cesse en mouvement. Comme toutes ces ruelles, qui grouillent d’êtres si différents, de riches, de pauvres, d’hommes, de femmes et de … ? Ces ruelles crasseuses, ces beaux quartiers. Et puis les rencontres, nombreuses, des gens simples, des hauts dignitaires, une constellation de visages chaleureux ou crispés. Un flou, une image qui défile sans cesse jusqu’à donner le tournis. Tous ces personnages, tous ces acteurs/actrices d’une intrigue complexe, mais pourtant si simple. Les actions s’enchaînent, sans qu’on puisse reprendre son souffle. On se bat, on se tue, on s’aime aussi vite qu’on sort une épée de son fourreau. Vite pour ainsi dire. Et ce n’est pas pour déplaire, au contraire. Lire des pages pleines d’autres choses que des mots, des dialogues interminables, des descriptions infinies mettant en place un décor factice, autant dire que ça fait du bien. Surtout, surtout que le roman est un roman à quatre mains; comme un partition composée. Deux auteurs pour une même histoire / deux mains (gauche ou droite) pour, au final, une même écriture. La tâche n’est pas simple. Mais ici, un ou deux, on ne voit pas la différence, tant l’écriture glisse, coule, résonne. Aucune différence. Nombre de cinéastes se sont déjà essayés à l’œuvre commune, mais beaucoup ont échoué, ou du moins, ont réalisé une œuvre saccadée, racolée; un canevas déglingué, instable. Ici, un fil d’Or arpente les ruelles d’Ohndarien sans rester accroché au pavés. Mais à chaque recoin, à chaque coin sombre, on ne sait sur qui on va tomber …

Enfin bref, voilà un bon, un bon gros premier tome d’une saga prometteuse. Maintenant, non, je ne dirais pas qu’il m’aura accroché jusque tard dans la nuit. Non, ce serait mentir. Mais juste un voyage dans un autre MONDE, passionnant et déroutant. Dont je retiens surtout l’Enfant, l’Enfant si beau, si jeune, si naïf, si innocent. Et pourtant si horrible. La boîte à musique tourne, tourne … Surtout qu’elle ne s’arrête pas.

Mon appréciation : 16/20

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