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Dead Boys

« Dead Boys »

De Richard Lange

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book et Albin Michel

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 290

Quatrième de couverture :

« J’aime Los Angeles comme je pourrais aimer quelqu’un. Elle me tue et m’enchante chaque jour. »

Ville des stars et du succès, du rêve et des excès, L.A est le personnage principal des nouvelles de Richard Lange, qui n’offre à ses héros, perdants magnifiques, que l’envers d’un décor factice. Comme Raymond Carver avant lui, ce jeune auteur parvient à happer le lecteur dans des destins minuscules qu’il élève en tragédies, saisissant l’essence des êtres lorsqu’ils sont contraints par les circonstances à la vérité nue. Ces éclats de vie dérobée, ces âmes meurtries dans une ville kaléidoscope, vous fendront le cœur.

Commentaires :

Recueil de nouvelles, IIème Acte. Ces partenariats m’ont fait (re)découvrir un genre de littérature dont je n’avais tout simplement pas l’habitude. Les nouvelles. Ces courts récits, riches, synthétiques ou partiels, délirants ou conventionnels. De courts textes, qui, en quelques pages, vous donnent à voir l’étendue de l’univers d’un écrivain. Quelques pages, le temps d’y rentrer, et on en sort aussitôt. On ne fait pas connaissance, on se prend les personnages, on est projeté, d’un seul coup, dans leur histoire, dans leur quotidien. De courts textes incisifs ou oniriques qui, l’espace d’un instant, vous transportent, vous emmènent loin, très loin, pour vous lâcher à 5000 pieds puis s’écraser sur la terre ferme. Un vol suspendu, flottant, et démentiel. Et cette fois-ci, c’est à Los Angelse que ça se passe …

Bank of America – une famille stable, une femme aimante, une fils charmant. Et un besoin de leur montrer, de leur montrer combien il les aime. Partir de cette ville infernale pour vivre une vie paisible, mais pour ça il faut de l’argent. De l’argent des banques. Volé. Un petit groupe attachant qui se raccroche aux billets verts comme un dernier souffle d’espoir. Mais aussi la peur de se faire attraper.

Fuzzyland – Le mal être. Sa sœur a été violée. Sa sœur, divorcée et mère de deux enfants, a été violée. C’est dans ces moments qu’il faut la soutenir, l’aider, lui apporter un peu de réconfort. Ils y vont, tous les deux, et partager, pendant quelques jours, leur humanité, leur vies. Dialogue et compréhension.

Perdu de vue – Tout un coup, la vie est bouleversée. Comment réagir, lorsque l’on apprend l’existence d’un demi-frère ? Un être proche, qui partage le même sang, et que l’on ne connaît pas le moins du monde. Et bien, apprendre, accueillir. Difficile surtout, d’accepter cet être qui, tout à coup, fait irruption dans sa vie. Et surtout quand ce dernier est loin de nos espérances …

« Tuuuuuuuuuuuuut …. Tuuuuuuuuuuuuuut …. Tuuuuuuuuuuuut. » Sirène. Nuit noire, profonde. Brouillard ? Lampadaire jaune qui clignote. On s’y croit. Oui, on s’y croit. Je me sens perdu à Los Angeles. Seul, infiniment seul, face à moi-même, mes peurs, mes angoisses. Mais Richard Lange nous guide. Nous dévoile cet environnement sombre et douteux, ces vies simples et brisées, ces témoignages empreints d’un cri de détresse. On a troqué la 2 chevaux contre un taxi jaune vif, qui arpente les larges allées illuminées de la ville, sans en oublier les moindres recoins. On passe tour à tour des quartiers résidentiels aux miteux appartements, des centres commerciaux aux coins de ruelles. Malgré tout, j’ai moins apprécié ce recueil, j’ai préféré Mexico (voir Mexico, Quartier Sud) et ses ruelles chauffées à blanc, dans un univers moite. Paradoxe et incompréhension : Los Angeles me laisse de marbre. J’ai l’impression de me laisser guider dans un décor d’un mauvais film américain de série B, où tout est en plastique, et préfabriqué. Pourtant, l’écriture est agréable, et les nouvelles prenantes. Mais voilà, LA, la grande, la forte, la busy, non, non, je n’en ai pas envie. Et alors qu’à Mexico je devenais acteur de ces vies délirantes, ici, je ne fais que regarder, d’un œil triste et au travers de la vitre embuée du taxi, les images qui défilent. Et c’est quand je me laisse bercer par le ronronnement du moteur que je sais que ça ne m’a pas marqué. RrrrrRrrrrrrr, RrrrrrrrrRrrrrrrrRrrrrrrrrr. Ça y est, c’est le signe. Les vitres brisées par les balles, ça sera pour un autre voyage…

Mon appréciation : 13/20

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