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Les Sept Fous

« Les Sept Fous »

De Roberto Arlt

Critique dans le cadre d’un partenariat avec Babelio

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 371

Quatrième de couverture :

Employé à la Compagnie sucrière, Erdosain a pris l’habitude de puiser dans la caisse. Dénoncé, il est sommé de rembourser six cent pesos et sept centimes, et découvre le même jour que sa femme le quitte.

Aux abois, il part trouver l’Astrologue, un être aussi mégalo que délirant, qui a pour projet de fonder une société secrète financée par les revenus d’une chaîne de maisons closes.

Avec lui, un maquereau mélancolique, un rentier pervers, un pharmacien mystique, un aventurier chercheur d’or, un officier corrompu, un tueur illuminé : sept fous lancés dans une entreprise abracadabrante, sept fous lâchés au coeur des bas-fonds de la ville. Et Erdosain, en quête d’une raison d’exister, d’un Dieu qui toujours se dérobe.

Commentaires :

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Voilà quelle pourrait être la maxime du roman. Dérangeant. Étrange. Un roman aux allures de récit d’aliéné, de folie. Car oui, c’est bien de la folie qu’on parle. La folie perverse, la folie des grandeurs, la folie sadique, la folie consciente et triste. Des personnages hauts en couleur, des esprits complexes, des âmes en peine. Endorsain va traverser le roman, et nous faire rencontrer les autres. Les gens, les idées. Un (petit) voyage dans le cortex, mais qui, disons-le d’emblée, m’a quelque peu déçu.

On part de ce vol. Ce vol d’argent, dans la caisse de la Compagnie sucrière. De l’argent facile, si proche, si tentant. Quelques billets qu’on pensait, qu’Endorsain pensait qu’ils passeraient inaperçu. Malheureusement, le lendemain, c’est le Conseil, et le départ. Un choc, un trouble, qui ouvre le récit, comme une introduction. Mais Endorsain n’est qu’au début de sa peine. Puis vient la femme, la femme qu’il aime, et qui le trompe. Surprise avec un autre homme, dans son propre appartement. Le trouble, le malaise, c’est que les deux amants ne sont pas surpris en plein acte, non, ils attendent, ils attendent calmement qu’Endorsain rentre pour leur annoncer la nouvelle. Troublant, déstabilisant. Il ne sait comment réagir, il ne fait rien. Et les deux partent, partent au loin…Puis tout s’enchaîne, les autres, les fous, le fou : l’entreprise des maisons closes commence. Un inventeur qui lui propose de lui donner une place dans sa nouvelle société, dans sa société folle, corrompue, autoritaire, totalitaire. L’économie sera fondée sur le revenu de maisons-closes. Rien que ça. Et puis d’autres encore, qui viennent se rajouter au projet, des gens étranges. Un maquereau, un pharmacien, … Des personnalités floues, que le récit peine à esquisser, en ébauche seulement les traits. Et voilà, le récit en est là. On rentre dans l’élaboration de cette entreprise, dans le meurtre, dans les souvenirs. La surface seulement. Un roman dont je suis resté totalement étranger, spectateur perplexe. Pas de compréhension, pas d’empathie, pas d’interprétation, pas d’identification. Rien. Seulement lire, lire, et écouter ces récits, ce récit des souvenirs d’Endorsain, des évènements tragiques. Une vague impression de rester à la surface, de rester à la lisière de cet univers réel, mais aliéné. L’épaisseur du livre n’est plus un plaisir prolongé, mais un traité qui s’allonge, s’allonge, qui n’en finit plus, dont je ne sais où il s’engage. Un roman original, certes, mais dont les artifices ne m’ont pas atteint. Ne m’ont pas fait illusion. Ne m’ont pas troublé la vue de ce brouillard agréable, délicieux, torturé, dans lequel je pensais m’engouffrer. Un gouffre qui n’était au final qu’une mauvaise passe. Mais une mauvaise passe beaucoup trop longue pour ne pas y ouvrir les yeux. Et se rendre compte que tout, n’est au final, qu’un faux songe, qu’un faux rêve. Qu’une histoire.

Mon appréciation : 11/20

 

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